Une société compatissante

Lundi 26 janvier 2009, par Willem Kuypers // Jean Vanier

Quel type de société voulons-nous ? Il y a, pour moi, un certain nombre de principes. Une société qui nous incite à rompre la coquille d’égoïsme et d’égocentrisme contient les germes d’une société où les gens sont honnêtes, véridiques, et où ils peuvent aimer. Une société ne peut bien fonctionner que si ceux à l’intérieur sont concernés, pas seulement par rapport à leurs propres besoins ou les besoins de ceux qui les entourent immédiatement, mais elle est concernée par les besoins de tous, c’est-à-dire, par le bien commun et de la famille des nations. Chacun de nous est, je crois, sur un chemin vers cette ouverture, où on risque d’aimer.

La croissance vers une ouverture signifie vers le dialogue, la confiance dans d’autres, à leur écoute, en particulier à ceux qui disent des choses que nous n’aimons pas entendre, parler ensemble de nos besoins et comment nous pourrions passer à de nouvelles choses. La naissance d’une bonne société, c’est quand les gens commencent à avoir confiance les uns les autres, à partager les uns avec les autres, et à se sentir concernés les uns pour les autres.

P.-S.

- Jean Vanier, Becoming Human, p. 34


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